Merveille de la vie

del duo “Liberté. Femmes magiques”, Riccarda Montenero e Faé A. Djéraba

Una donna ha subito violenza, si chiama Faé, si chiama Riccarda, si chiama Maria, può avere tanti nomi, perché non è l’unica che porta sul proprio corpo delle cicatrici.

Riccarda Montenero ha realizzato le immagini di questo lavoro insieme a Faé A. Djéraba sul cui corpo, e soprattutto nell’animo, ci sono ancora le ferite della violenza patita.

Merveille de la vie è il titolo, provocatorio e paradossale, del progetto realizzato dal duo artistico “Liberté Femmes magiques”, nato nel 2018 da una proposta di Riccarda a Faé, artista italo-franco-tunisina. Il lavoro fotografico, costituito da due sequenze  – Victime non coupable  – e un dittico, è il racconto di una violenza subita dalla stessa Faé, soggetto delle immagini, la raffigurazione della sua lacerazione interiore; ma è anche la narrazione delle sopraffazioni che le donne hanno patito nel corso dei secoli e patiscono tuttora quotidianamente. Una vicenda personale acquista nelle affascinanti opere di Riccarda Montenero la valenza di una storia universale.

Osservando le immagini, infatti, si avverte qualcosa di più profondo del racconto di una violenza fisica, si percepisce un’oppressione più sottile e devastante. Nella prima foto dell’esposizione s’intravede una donna abbandonata al suolo, ma non è il corpo quello offeso bensì la mente: un’intelligenza femminile negata e oltraggiata. E così nelle immagini seguenti, alcune realizzate mediante sovrapposizioni, lo sguardo va oltre la figura umiliata e coglie un’anima ferita e repressa. Anche quando il corpo sembra faticosamente risollevarsi.

Il dittico, Point de rupture, – centrale rispetto alle sequenze – riprende una donna senza volto e con un seno scoperto che stringe una Beretta. Nella prima foto la donna punta la pistola contro se stessa, nella seconda contro lo spettatore. È l’inizio della rinascita e il cerotto sul seno enfatizza, sì, la ferita provocata dalla violenza, ma ne presuppone la cura e la possibilità di guarigione. Nelle immagini successive, delle figure avvolte in un tessuto tubolare, ancora bozzoli invisibili al mondo e a se stesse, lentamente si sollevano, si animano in una danza, prendono coscienza del proprio esistere e si moltiplicano fino a… 

E qui Riccarda lascia immaginare a noi l’evoluzione catartica finale.  

L’esposizione continua con un’installazione sul pavimento – quindi calpestabile come un profondo dolore ormai sconfitto – dal titolo che ne denuncia l’origine drammatica, Tourbillon-Avalanche. L’opera è realizzata da Faé A. Djéraba e la sua creazione è stata per l’artista un viaggio a ritroso nell’inferno della violenza, la deflagrazione della coscienza del male subito e il suo straziante superamento.

Faé, attraverso l’intervento su alcune immagini di Riccarda, sui tessuti e la sottana indossati durante il lavoro insieme, rivive intensamente il dramma rimosso da cui riaffiora la donna che non aveva saputo reagire allo stupro e il senso di colpevolezza. Esplode così una sofferta ribellione nei confronti dell’altra e l’urgenza di un gesto liberatorio.

Come per un rito di purificazione, l’artista brucia tutti gli oggetti, immagini e vestiti appesi ad una gruccia, fotografandone il disfacimento. Il fuoco annienta, il fuoco redime. Ogni colpa è cancellata e dalle ceneri del passato può nascere un futuro diverso. Di consapevolezza e libertà. 

Il progetto si conclude con la distruzione di un oggetto, tridimensionale, minacciosamente presente nelle immagini di Riccarda. Avviene così l’emancipazione dal peso opprimente dell’odio da parte della vittima del sopruso. Quest’atto liberatorio conferma ancora una volta la possibilità di un riscatto dalla violenza e cancella così il divario tra il titolo del lavoro, Merveille de la vie, e la drammaticità delle immagini. 

Maria Erovereti, Luglio 2019

Une femme a subi une violence, elle s’appelle Faé, elle s’appelle Riccarda, elle S’appelle Maria, elle peut avoir différents noms, parce qu’elle n’est pas la seule à porter sur son propre corps des cicatrices.

Riccarda Montenero a réalisé les images de ce travail avec Faé A. Djéraba dont le corps, et l’âme surtout, portent encore les blessures de la violence subie.

Merveille de la vie est le titre, provocateur et paradoxal, du projet réalisé par le duo artistique “Liberté. Femmes magiques”, né en 2018 sur une proposition de Riccarda à Faé, artiste Italo-franco-tunisienne. La production photographique, constitué de deux séquences – Victime non coupable – et d’un diptyque, est l’histoire d’une violence subie par Faé même, le sujet des images, et la représentation de sa lacération intérieure ; mais c’est aussi le récit des oppressions que les femmes ont subies au fil des siècles et dont elles sont encore les victimes au quotidien. Une affaire personnelle qui revêt dans les œuvres fascinantes de Riccarda Montenero la valeur d’une histoire universelle.

En observant les images, on ressent en effet quelque chose de plus profond que le récit d’une violence physique, on perçoit une oppression plus subtile et dévastatrice. Dans la première photo de l’exposition, on aperçoit une femme abandonnée au sol, pourtant ce n’est pas le corps qui est offensé mais l’esprit : une intelligence féminine niée et outragée. Et ainsi dans les images suivantes, certaines réalisées par superposition, le regard va au-delà de la figure humiliée et saisit une âme blessée et refoulée. Même si le corps semble pourtant se relever avec difficulté.

Le diptyque, Point de rupture, – central par rapport aux séquences – représente une femme sans visage et un sein découvert, qui serre un pistolet. Dans la première photo la femme pointe son arme contre elle, dans la deuxième photo contre le spectateur. C’est le début de la renaissance et le sparadrap sur le sein souligne certes la blessure provoquée par la violence, mais il laisse aussi entrevoir une convalescence et la possibilité d’une guérison. Dans les images suivantes, certaines figures enveloppées dans un tissu tubulaire, cocons encore invisibles au monde et à eux-mêmes, se soulèvent lentement, s’animent dans une danse, prennent conscience de leur propre existence et se multiplient jusqu’à…

Et ici Riccarda nous laisse imaginer l’évolution cathartique finale.

L’exposition continue avec une installation à même le sol – que l’on peut donc fouler aux pieds comme une douleur profonde désormais vaincue – et dont le titre, Tourbillon-Avalanche souligne l’origine dramatique. L’œuvre a été réalisée par Faé A. Djéraba et sa création a représenté pour l’artiste un retour dans l’enfer de la violence, l’explosion de la conscience du mal enduré et de son déchirant dépassement.

À travers l’intervention sur certaines images de Riccarda, sur les tissus et le jupon portés durant leur travail ensemble, Faé revit intensément le drame refoulé en ramenant à la surface la femme qui n’avait pas su réagir au viol et le sentiment de culpabilité. C’est ainsi l’explosion d’une douloureuse rébellion contre l’autre et de l’urgence d’un geste libérateur.

Comme pour un rite purificateur, l’artiste brûle tous les objets, les images et les vêtements suspendus sur un cintre, pour en photographier leur destruction. Le feu anéantit, le feu libère. Chaque faute est effacée et les cendres du passé peuvent générer un avenir différent. De conscience et de liberté.

Le projet se conclut par la destruction d’un objet, tridimensionnel, présent de manière menaçante dans les images de Riccarda. Ainsi la victime d’abus s’émancipe du poids accablant de la haine. Cet acte libérateur confirme une nouvelle fois la possibilité d’un affranchissement de la violence et efface ainsi l’écart entre le titre du projet, Merveille de la vie, et le drame des images.

Maria Erovereti, Juillet 2019

Documenti

Progetti espositivi

  • MERVEILLE DE LA VIE, Mutabilis arte, Torino, 2019
  • MERVEILLE DE LA VIE, Mémoire de l’Avenir, Paris, 2020